Liberté d’expression ou droit d’intrusion ? Quand le journalisme dépasse les limites
Un nouvel exemple d’un journaliste en quête de sensationnalisme se cachant derrière la prétendue « liberté d’expression ».
La semaine dernière, j’ai été contactée par mail par un journaliste souhaitant recueillir mon avis sur l’organisation des gangbangs chez Derrière le rideau à Paris. Fidèle à mes habitudes, je n’ai pas répondu. En effet, je ne m’adresse jamais à des journalistes de la presse dite « générale », non spécialisée dans le libertinage ou la pornographie. Cela s’explique notamment par une expérience malheureuse en 2014, qui m’a vaccinée contre ce type de démarche.
Je refuse d’apparaître dans des médias « grand public » pour une raison simple: je tiens à préserver mon site et mes réseaux de la curiosité malavisée de personnes étrangères à ces univers. Mon activité est strictement réservée à un public adulte et averti. C’est pourquoi mon site et mes réseaux sociaux sont soigneusement protégés par des restrictions adaptées:
- Avertissements clairs: Avant d’accéder à mes contenus, les visiteurs sont informés explicitement qu’ils contiennent des sujets réservés aux adultes et doivent confirmer qu’ils ont l’âge légal requis dans leur pays de résidence.
- Filtrage d’accès: Mes publicités et mes publications sont uniquement diffusées sur des plateformes destinées à un public adulte et consentant, excluant tout contact involontaire avec des personnes mineures ou non concernées par ce type de contenu.
- Accord parental requis: Dans les rares cas où les paramètres d’un site ou d’un réseau social généraliste permettent des contenus pour adultes, ceux-ci sont systématiquement signalés avec des avertissements stricts et nécessitent un accord parental pour être accessibles.
Ces mesures garantissent que seules des personnes majeures et volontairement intéressées puissent accéder à mes contenus, ce qui est essentiel pour respecter la confidentialité et l’intégrité de mon travail.
Quelle n’a pas été ma stupéfaction, pourtant, de découvrir un article publié dans un hebdomadaire “grand public” incluant ma photo et citant explicitement mon site ! Ce genre de publication a pour effet immédiat d’attirer des visiteurs non initiés, complètement à l’opposé de ce que je m’efforce de prévenir depuis des années.
Cela me rappelle tristement l’épisode de 2014, lorsqu’un journaliste de la presse écrite avait rédigé un article similaire. Le tollé qui s’ensuivit m’avait non seulement coûté ma tranquillité mais également mon emploi auprès de la Confédération. Heureusement, cette époque est derrière moi, et aujourd’hui, je suis libre d’exercer mes activités sans craindre ces conséquences professionnelles.
Cependant, je reste profondément en colère contre ces journalistes qui s’arrogent tous les droits, cachés derrière le bouclier commode de la « liberté d’expression ». À quand une véritable réflexion sur les limites éthiques de cette notion ? Jusqu’où tolérera-t-on que certains en abusent pour piétiner le respect et la vie privée d’autrui ?
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